Paysages Urbains

Grands et moyens Formats

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" Du point fixe au mouvement "

 

 

 

 Comme Camilo José Cela, prix Nobel de Littérature en 1989, était parti de photos des figuras du peuple espagnol pour écrire son ouvrage « Toreo de salon », Miguel Escrihuela inscrit son travail de peintre dans ce processus de création : travailler à partir du point fixe de la photo et retrouver les origines du mouvement.

 


Pour redonner vie à la photo, il passe par un nouveau format, un nouvel éclairage et débouche sur un nouveau regard du thème photographié. Miguel Escrihuela peint la ville, le mouvement urbain, la vitesse des déplacements. En nous signifiant les extérieurs, les rues et ses agitations, il nous fait vivre des déplacements intérieurs. On revoit les lumières des carrefours sous un autre angle et ressent les rythmes de la cité.

 

C’est à ça que servent les artistes comme Miguel Escrihuela ; ils nous montrent ce qui nous avait échappé. Ainsi, ils nous offrent la possibilité de revivre une émotion. Nous sommes conviés dans un espace de réflexion intime, personnel qui n’était pas prévu. Nous sommes surpris à la fois par la thématique que nous découvrons et aussi par la manière dont celle-ci est traitée. En accordant une nouvelle dimension à la photo, il la met en mouvement grâce à la peinture. Elle qui fixait par un déclic d’obturateur un instant de vie, Miguel Escrihuela ressuscite l’instant figé. Il « rejoue » l’image en lui donnant un temps de vie supplémentaire.

Cette démarche est artistique en ce sens qu’elle nous met côte à côte avec l’artiste, dans une égalité d’être. Il n’y a plus qu’à partager ce qu’il a vu dans cette « relecture » de l’image. Miguel Escrihuela est un artiste de la ville. Il aime passer du temps à la regarder vivre. Il la voit brute, vive, riche en aventures. Sa palette ne manque d’aucune couleur pour nous l’expose telle qu’elle est : vivante.

 

Charles Calamel  2014


Moyens et petits Formats 30x21 /60x51